Metropolis

Type de jeu Construction
Négociation
Placement
Auteur Sid Sackson
Editeur (année) Ravensburger (1984)
Nombre de joueurs 2 – 5
Durée de partie De 1 heure 30 à 2 heures
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – Le côté
très épuré des règles,
– La contrainte de voisinage et ses implications,
– La facette négociation très riche.
Les – – La répétitivité
des tours de jeu,
– Les frustrations dues à des négociations inabouties,
– Le hasard très présent du tirage des cartes,
– Les imprécisions de la règle.
Configuration idéale 5 joueurs
Note subjective 14 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(45 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Metropolis est l’ancêtre des jeux d’urbanisme, puisque
paru en 1984 et oeuvre d’un auteur génialissime récemment disparu
: Sid Sackson. Si vous connaissez Big
city
ou China Town, vous connaissez Metropolis, qui se place comme le précurseur
de ce type de jeu, à la fois au niveau des mécanismes (cartes
de lots, implantations, …) et au niveau du calcul des points (cohérence
de construction, bonus malus dus à l’environnement, …).

Dans Metropolis, les joueurs tentent de construire
les bâtiments les plus lucratifs, sur des quartiers découpés
en parcelles numérotées, en réunissant des blocs assez
importants. Pour réunir ces blocs, chacun tente de négocier avec
ses voisins afin de proposer des échanges de parcelles, dans une logique
gagnant-gagnant. Tout le talent des participants réside dans l’obtention
de parcelles prometteuses, pouvant accueillir les bâtiments les plus intéressants
(grand magasin, école, hôpital, …) en fonction des constructions
du quartier concerné.
Deux aspects sont particulièrement intéressants :
– La contrainte de voisinage, qui se met en place dès qu’un quartier
possède 5 parcelles occupées, oblige les joueurs à réserver
les parcelles possédant une voisine occupée à ce joueur
(ou ces joueurs en cas de voisins multiples). Négociation et belles paroles
se succèdent alors…
– La construction conjointe de bâtiments offre aux joueurs la possibilité
de s’entendre sur une construction à 2 (ou plus), et de se répartir
en fin de partie les points de victoire en fonction des moyens mis en oeuvre
(nombre de parcelles de chacun, ou tout autre système…).

Metropolis est un jeu prenant, à la limite
du fatigant, où le thème est très présent. On se
rend vite compte qu’il est impossible de gagner en travaillant dans son coin,
et en attendant les cartes providentielles. D’un autre côté, les
phases de négociation, fort instructives sur les capacités des
uns et des autres, conduisent immanquablement à des tractations en tout
genre et peuvent épuiser les joueurs les moins motivés.
Metropolis est un jeu qui ne plaira pas à tout le monde, mais, dans son
genre, c’est un must incontournable.

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