Mexica

Type de jeu Placement
Construction
Auteur Wolfgang Kramer, Michael Kiesling
Editeur (année) Ravensburger (2002)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 1 à 2 heures
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La qualité du
plateau de jeu et des illustrations,
– Le nombre limité de cases par quartier restreignant les possibilités
de construction,
– Le déplacement des ponts une fois tous placés, afin de
se déplacer plus vite ou de bloquer un adversaire,
– La possibilité d’économiser des actions (jetons).
Les – – La laideur des bâtiments
en plastique,
– Le peu d’intéraction à 2 joueurs,
– Le côté course systématique pour fonder les quartiers
au détriment de la notion de majorité,
– Les téléportations pour 5 points d’action,
– L’avantage d’être premier joueur dans le cadre d’une stratégie
de fondation systématique de quartiers et / ou de constructions
rapides pour provoquer un décompte.
Configuration idéale 3 ou mieux 4
Note subjective 14 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(46 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Mexica est une fois de plus l’oeuvre de Wolfgang Kramer,
le génialissime auteur allemand, qui avait déjà commis
Tikal et Java dans la trilogie des grosses boîtes chez Ravensburger.
Mexica est donc le troisième de la série et il dénote par
rapport aux précédents, sur plusieurs points :
– Le matériel n’est pas aussi esthétique que dans les 2 autres
boîtes (bâtiments en plastique),
– Pas de tuile ici, mais des canaux uniforme
s,
– Les mécanismes paraissent moins riches et moins purs que dans Java
surtout.

Dans Mexica, les joueurs
doivent créer des quartiers, puis les fonder en y plaçant un jeton
dont la valeur correspond précisément à la surface de ce
quartier, puis, si le quartier est prometteur, tenter d’y être majoritaire
dans les bâtiments construits, sachant que trois restrictions surviennent
: le nombre de bâtiments de chaque taille est établi dès
le départ, le coût de placement est proportionnel à la taille
de ce bâtiment et, enfin, le nombre de cases pour construire est limité…
Ce dernier point est d’ailleurs, à mon sens, le plus intéressant,
car source de blocages excitants….
Lorsque l’un des joueurs a placé tous ses bâtiments et que les
jetons de quartiers ont été utilisés, un premier décompte
a lieu, récompensant les joueurs 1er, 2ème et 3ème majoritaires…
Il ne fait pas bon être absent ou, pire, dernier… Puis une seconde manche
se déroule, de la même manière que la première et
un second décompte final a lieu. Le vainqueur est bien entendu le joueur
qui a alors le plus de points de victoire.

Ce petit monde serait bien terne sans la présence
de canaux qui séparent les quartiers et de ponts qui permettent de les
traverser. Chaque joueur doit donc composer entre placer des canaux qui peuvent
servir à tout le monde, construire des bâtiments et éventuellement
placer ou déplacer des ponts afin d’accélérer les déplacements
de son Mexica, seul personnage permettant la fondation des quartiers et la construction
des bâtiments. Une astuce, que je n’apprécie guère, est
la téléportation sur n’importe quelle case du plateau pour 5 points
d’action, sur les 6 que l’on a à chaque tour. Il est vrai que cette option
dynamise le jeu mais, en même temps, elle crée des situations bizarres,
où certains joueurs vont, par exemple, venir placer leur Mexica sur la
case constructible d’un quartier empêchant de la sorte tout échafaudage…

Certainement très ludique et intéressant
à 4 joueurs, Mexica semble pêcher à moins de joueurs, car
il est franchement tentant de construire alors dans son coin, surtout si l’on
est premier joueur et que l’on est capable de fonder un quartier à chaque
tour (le plus intéressant des jetons qui restent tant qu’à faire…).
Mexica n’est donc pas sans défaut, néanmoins ses principes de
jeu et son plateau modulaire constituent une valeur sure du jeu, avec l’impression
lorsque l’on joue d’assister à un spectacle poétique. Non, sans
plaisanter… 😉

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