Modern Art

La Ludothèque de Julie

Type de jeu Enchères
Combinaison
Auteur Reiner Knizia
Editeur (année) Hans Im Glück (1992)
Nombre de joueurs 3 – 5
Durée de partie De 30 à 60 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – Le rendu incroyable
du thème du jeu,
– La tension qui transpire des parties,
– Les scores extrêmement serrés.
Les – – La difficulté
pour mesurer ce qu’il faut faire,
– La répétitivité des tours.
Configuration idéale 4 ou 5
Note subjective 14 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus
de la boîte (31 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Modern Art est considéré par beaucoup comme
l’un des chefs d’oeuvre de Reiner Knizia, aussi, sans dire que le jeu est mauvais
ou que je ne l’aime pas, disons que je me surprends à lui préférer
largement Médici, Fabrik
der Traume
ou encore . Néanmoins,
Modern Art est un bon jeu d’enchères qu’il est intéressant de
pratiquer, surtout à mon goût pour l’excellence du rendu du thème
de ce jeu.


Chaque joueur met en vente une carte de sa main à son tour en
respectant la forme d’enchère qui y figure

A noter que certaines cartes comportent un symbole spécial qui
les obligent à être vendues avec une autre carte de même
couleur.
Dès que 5 cartes d’un même artiste ont été
vendues pendant une manche (la dernière est écartée
sans profit…), la manche, correspondant à la mode de moment,
s’arrête et on évalue la valeur des oeuvres des artistes,
selon un système vicieux : celui qui en a le plus étalées
sur la table (de 0 à 5 donc) reçoit un marqueur 30, le second
un marqueur 20 et le troisième un marqueur 10. Mais attention,
pour cumuler ses gains sur plusieurs manches, il ne faut aucune altération
de la mode, c’est à dire aucun « trou » durant une manche.
Comme le nombre de cartes est limitée et qu’il est variable selon
les artistes, ce n’est pas toujours facile de savoir quand vendre et surtout
quoi et comment…

Modern Art est un bon jeu d’enchères, mais je le trouve un peu
trop alambiqué pour moi, pas assez mesurable en quelque sorte.
On ne sait jamais très bien où l’on va et l’on est extrêmement
tributaire des choix des autres lorsqu’ils vendent. Si votre voisin de
gauche vend une carte bleue, le suivant aussi, le troisième deux
(car l’une comporte le signe =), le quatrième une carte d’une autre
couleur, que devez-vous faire ? Terminer la manche sans rien encaisser
(en vendant une carte bleue) ? Partir sur une autre couleur (mais qui
vous suivra ?) ou faire autre chose encore ?
Le jeu tourne à la perfection, mais dans les jeux d’enchères
du maître, je préfère les autres de son oeuvre.

Dans ce jeu, chacun essaie de spéculer au mieux sur des artistes
d’art contemporain, 5 au total, et plus particulièrement sur leurs
oeuvres, plus ou moins nombreuses selon les artistes.
Au bout de 4 périodes de mode, chacune aboutissant à une
cotation artiste par artiste, le jeu s’arrête et le vainqueur est
le joueur le plus riche à ce moment du jeu.
Le système de jeu est un système d’enchères, selon
4 formes différentes, mais qui aboutit toujours à l’encaissement
de la plus forte mise par le vendeur ou, si c’est lui qui gagne l’enchère,
par la banque :
– Enchère en 1 tour : le dernier à parler est le vendeur,
– Enchère à la criée : avec adjucation par le vendeur,
– Enchère à poing fermé : avec révélation
simultanée,
– Fixation d’un prix de vente par le vendeur et achat possible dans l’ordre
du tour.


Le tableau de cotation permet de visualiser la cote de chaque artiste.
Par exemple, ici, l’artiste rose a une cote de 60 000, alors que le bleu
n’a plus de cote du tout

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