Ploy

Type de jeu Placement
Conquête
Auteur
Editeur (année) 3 M (1970)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 30 minutes à 1 heure (selon niveau
des joueurs)
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème Inapproprié
Qualité des mécanismes
Les + – L’esthétique
un peu kitsch du jeu,
– Le potentiel de déplacement qui dépend des pions,
– L’orientation de déplacement réajustable à chaque
tour (rotation),
– L’extrême difficulté pour faire reculer ses pions positionnés
en attaque,
– La possibilité d’y jouer à 3 ou 4.
Les – – La trop grande ressemblance avec les échecs
(en moins réussi),
– Le peu d’originalités du jeu.
Configuration idéale 3 ou 4 joueurs (à 2 : les échecs sont meilleurs)
Note subjective 11 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(18 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Encore un jeu 3M qui a rejoint ma ludothèque dernièrement,
depuis Essen 2003 pour être précis. Faisant partie de ma liste
d’achats prioritaires, ce jeu a été acheté dès le
premier jour, surtout que je n’en ai vu qu’une seule boîte : j’ai dû
prendre la version 3M allemande et non pas la version américaine. Pour
ceux que cela intéresse, sachez que la couverture de la boîte est
ici imprimée directement et non collée sur le cartonnage. En plus,
cette boîte n’intègre pas la règle en anglais au revers
du couvercle intérieur. Le vendeur du stand d’occas qui me l’a vendue
a, en revanche, eu la bonne idée de placer directement la règle
française dans la boîte… Joli.

De quoi nous parle alors ce fameux Ploy, relativement
méconnu à côté de Twixt
ou autre Bazaar dans la gamme 3M ?
En réalité, ce jeu est une variation sur le mécanisme des
échecs, à savoir un jeu de conquête purement abstrait, où
le but du jeu est de prendre la pièce majeure adverse (ici un commandant).
Il est possible de gagner, également, en prenant toutes les pièces
de son ou ses adversaires, mais là on rentre dans un gros jeu de carnage.
Très peu pour moi.
La technique de déplacement est assez intéressante, puisqu’elle
consiste en deux composants : les orientations possibles pour un pion donné
et le nombre de cases possibles de parcours. Ainsi, si un pion présente
2 traits sur sa surface, ces deux traits désignent deux directions précises
et limitent le nombre de cases à 2. Idem pour 3 traits. En revanche,
les pions avec un seul trait peuvent être réorientés avant
d’être déplacés d’une seule case, alors que le commandant,
bénéficiaire de 4 traits, ne peut se déplacer que d’une
seule et unique case sans possibilité de se réorienter auparavant.
Une remarque : toutes les pièces peuvent, au lieu de se déplacer,
être réorientées comme bon nous semble, mais cela coûte
un tour de jeu, ce qui est assez cher.
La prise d’une pièce est élémentaire, puisqu’il suffit
de faire atterrir une de ses pièces sur une d’un adversaire pour la retirer
du jeu. Le jue se termine dès que l’un des joueurs est le dernier à
avoir son commandant encore présent sur le champ de bataille.

Le jeu est un vrai jeu stratégique, avec
ses lourdeurs de réflexion et son peu de fun. On ne s’amuse guère
en jouant à Ploy, c’est le moins que l’on puisse dire. Par contre, à
l’inverse, ce jeu peut être considéré comme une bonne variation
sur les échecs, surtout qu’il est jouable à 2, à 3 ou même
à 4 joueurs, ce qui en fait un sérieux atout.
Un bon jeu, un peu trop ressemblant à son grand frère et un tantinet
froid, mais un vrai jeu sérieux.

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