Ponte Vecchio

Type de jeu Enchère
Mise
Placement
Auteur
Editeur (année) EG Spiele ()
Nombre de joueurs 2 – 5
Durée de partie De 30 minutes à 1 heure
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’esthétique
du matériel,
– La carte plus basse que toute autre,
– La possibilité de vendre le droit de déplacer le riche
seigneur,
– Obliger les adversaires à jouer pour soi.
Les – – La répétitivité
du jeu,
– La distinction repérable de la monnaie,
– Le hasard résultant de la phase de mise (les égalités
peuvent bénéficier à un autre joueur),
– Le côté un peu froid de l’ensemble.
Configuration idéale A 3 pour ne pas être victime trop souvent des égalités
A 5 pour le fun et la difficulté de placer ses boutiques
Note subjective 11
/ 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la
boîte (46 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Dans une boîte totalement disproportionnée
en rapport au contenu et au type de jeu (taille identique à celle de
Mare Nostrum !), Ponte Vecchio propose un jeu mêlant de manière
originale deux mécanismes très répandus :
– Les enchères et les mises cachées : pour désigner celui
qui pourra réaliser l’action suivante,
– Le placement : pour s’octroyer les emplacements les plus propices au passage
du riche seigneur.

Chaque joueur incarne un
groupe de marchands qui essaie d’implanter ses boutiques sur le Ponte Vecchio,
de manière à ce que le riche seigneur s’y arrête. Pour gagner
de l’argent, objectif majeur du jeu, il faut user de réflexion et de
finesse, car les méthodes ne sont pas très évidentes au
premier abord et sont toujours liées au déplacement du riche seigneur.
Ainsi, si le riche seigneur termine son déplacement devant l’une de vos
boutiques, que vous aurez placée au préalable en payant pour son
installation ;-), vous gagnerez autant d’argent que la valeur de la carte que
vous aurez misée face cachée. Or, c’est justement la valeur de
cette carte qui détermine le joueur qui aura le droit de déplacer
le riche seigneur : la plus petite valeur ! Donc, en fait, plus vous misez bas,
plus vous aurez de chance de déplacer le riche seigneur, mais moins vous
gagnerez !
Le jeu serait un peu pauvre s’il se limitait à cette option, aussi l’auteur
a-t-il eu la bonne idée d’autoriser le joueur ayant acquis le droit de
déplacement, à vendre ce droit à un autre joueur. Ce dernier,
s’il a misé une carte de forte valeur, aura tout intérêt
à payer grassement le joueur en question, afin de pouvoir déplacer
le riche seigneur et gagner, de la même façon, autant d’argent
que la valeur de sa propre carte…
Alambiqué ce système, certes, mais très réussi.

Vous me direz, pour que
le riche seigneur puisse s’arrêter devant l’une de vos boutiques, il faudrait
déjà en avoir placées sur le pont. Et effectivement, la
phase de déplacement du riche seigneur alterne avec celle du placement
d’une boutique par le joueur ayant enchéri le plus haut. Ainsi, à
chaque tour, un seul joueur pourra placer une boutique sur le pont, en la payant
en général au prix fort. Ce système d’investissement dans
des boutiques tourne très bien et on est constamment en train de se demander
combien vaut réellement la boutique qu’on espère placer…

Ponte Vecchio, sans être
le jeu de l’année, loin de là, offre un sympathique divertissement,
intelligent et obligeant à se concentrer et à bluffer si l’on
veut espérer construire des boutiques et récupérer un retour
sur investissements correct.
Seul le côté répétitif du jeu peut lasser à
la longue et les parties ont tendance à s’éterniser un peu puisque
le jeu ne s’arrête qu’après la construction de la 30ème
boutique suivi d’un tour complet de déplacement du riche seigneur, c’est
à dire 11 fois !

Un jeu à sortir de
temps en temps en fin de soirée, ou lorsque l’on ne dispose que d’une
petite heure et que l’on recherche des règles rapidement expliquées.

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