Santiago

Type de jeu Placement
Négociation
Enchères
Auteur Claudia Hely, Roman Pelek
Editeur (année) Amigo (2003)
Nombre de joueurs 3 – 5
Durée de partie De 45 minutes à 1 heure 15 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’aspect très
chatoyant du plateau lors de son remplissage,
– Le système original de négociation auprès de l’irrigateur,
– La notion de sécheresse très bien rendue,
– Les variations dans la mise en place (point d’eau, oasis) qui génèrent
des parties variées,
– L’obligation de jouer avec les autres pour maximiser ses gains.
Les – – Le côté
calculatoire en fin de partie qui peut freiner certaines ardeurs,
– La difficulté fréquente pour trouver un terrain d’entente
gagnant-gagnant avec l’irrigateur.
Configuration idéale 5 pour les intéractions
Note subjective 18 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(21 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Sorti pour Essen 2003, Santiago fait partie de ces nouveautés
que je n’ai ni testées sur place, ni rapportées dans mes bagages
déjà fort conséquents. Et ce n’est que lors d’une soirée
jeux durant les fêtes de Noël qu’Arthemix m’a permis de découvrir
ce petit bijou de jeu d’enchères. Emballé par le système
de jeu, la qualité du matériel, j’ai patienté un peu puis
me suis offert un exemplaire de la relativement inesthétique boîte
bleue-vert.

De quoi nous parle Santiago ? De plantations agricoles
(bananes, piments, haricots, pommes de terre, canne à sucre) et des problèmes
liés à la sécheresse en cas de non-irrigation des champs
cultivés. Chaque joueur est un investisseur qui mise sur des parcelles
de champs sur lesquelles il placera des cultivateurs à sa couleur dans
l’espoir, en fin de partie, que les champs en question lui rapportent un confortable
revenu, synonyme de victoire pour le plus riche des participants.
Le déroulement du jeu est admirablement bien huilé puisqu’en dépit
d’un tour de jeu de 7 phases, l’enchaînement est fluide, intéractif
et personne n’est jamais en train d’attendre son voisin. Les phases sont les
suivantes :
– Révélation de tuiles de parcelles de champs que les joueurs
pourront acheter durant ce tour,
– Enchère en un seul tour pour s’adjuger les tuiles proposées.
Chaque parcelle achetée est placée sur le plateau, accompagnée
de 1 ou 2 cubes cultivateurs, au bon vouloir du propriétaire (comme les
champs d’un même type rapportent d’autant plus qu’ils sont grands, on
essaie souvent de recoller sa parcelle à une autre déjà
posée).
– Le joueur ayant misé le moins devient l’irrigateur du tour.
– Négociation avec l’irrigateur : à tour de rôle les joueurs
peuvent soudoyer l’irrigateur pour qu’il construise un canal à proximité
d’une parcelle amie. Soit celui-ci accepte l’une des proposition, ce qui l’enrichit,
soit il décide de construire ailleurs, auquel cas il doit payer un escudo
de plus que l’offre la plus élevée (excellent système original).
– Irrigation complémentaire : tout joueur disposant en début de
partie d’un canal d’irrigation joker, un seul joueur peut décider de
l’utiliser durant le tour actif.
– Sécheresse des parcelles non irriguées : toute parcelle non
adjacente à un canal perd un cultivateur ou devient définitivement
aride si aucun cultivateur ne s’y trouve.
– Revenu : chaque joueur récupère 3 escudos.
La partie s’arrête après 9 ou 11 tours (selon le nombre de joueurs)
et on procède alors à une ultime sécheresse : toute culture
non irriguée est retournée (aridité), puis un décompte
a lieu de manière très calculatoire : chaque cultivateur placé
sur un type de culture rapporte autant de points que la taille total du champ
(ce qui laisse entrevoir qu’il faut souvent coopérer avec au moins un
autre joueur pour maximiser ses gains). Le vainqueur est le plus riche, en additionnant
le total ci-dessus au reste d’argent du joueur.

Santiago est vraiment un jeu étonnant, que
je suis très content d’avoir dans ma ludothèque. Il offre des
parties tendues, extrêmement interactives, et néanmoins
assez légères si on veut prendre le jeu comme cela. Le système
de jeu est très bien trouvé, particulièrement la procédure
d’irrigation et de sécheresse, qui apporte un plus considérable
à ce nième jeu de placement et d’enchères.
Vraiment ce jeu rafraîchit et, si vous êtes un adepte des jeux
d’enchères, ou même que vous ne vous y intéressez pas trop
habituellement, donnez une chance à Santiago, en ignorant l’aspect peu
engageant de la boîte : vous ne le regretterez certainement pas…

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