Sharad’

Type de jeu Communication
Déduction
Auteur Sylvie Barc
Editeur (année) La Haute Roche ()
Nombre de joueurs 2 – 20
Durée de partie De 15 minutes à 1 heure
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’ambiance très
conviviale,
– Le caractère patrimoine commun (tout le monde connaît le
principe des charades).
Les – – La version des règles
qui limite le nombre d’orateurs,
– Le faible nombre de mots,
– Le manque d’exemples subtils (charades à tiroirs).
Configuration idéale 10 personnes environ dans un cadre détendu
Note subjective 11 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(65 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
La minuscule boîte de Sharad
tient dans la poche et peut donc être emportée en toute occasion,
pour animer un séminaire d’entreprise ou une réunion familial,
puisque le jeu présente de multiples avantages :
– Personne n’ignore la construction d’une charade,
– Le nombre de participants est extensible quasi à l’infini,
– La recherche de solutions renforce une ambiance conviviale et détendue,
– Les règles, simplissimes, peuvent s’adapter au contexte,
– La durée de jeu n’est pas figé : libre à chacun d’établir
les conditions de fin de partie (10 points ou 15 minutes, …).

Dans ce jeu, si l’on s’appuie
sur les règles fournies, 2 équipes sont constituées avec
la désignation d’un orateur dans chacun d’entre elles. Les 2 orateurs
se placent côte à côté et pioche une carte. Le mot
indiqué sur la carte, dans la couleur choisie au départ, devient
celui qu’il faudra faire deviner aux joueurs, à l’aide de l’élaboration
d’une charade construite à tour de rôle. Le premier orateur commence
la charade en tentant de faire découvrir soit la première syllabe,
soit un peu plus, en fonction de la découpe du mot telle qu’il l’imagine.
Le second orateur poursuit la construction de la charade, et ainsi de suite
jusqu’à proposer « Mon tout est… ».
La première équipe qui énonce la bonne réponse marque
un point. Tout l’art des orateurs sera donc de produire des locutions plus accessibles
à leur propre équipe, et ce n’est pas une mince affaire…

Un petit exemple ?
« Mon premier n’est pas sur,
Mon second peut être cantonnais,
Mon troisième n’est pas malin,
Mon tout est un bébé animal ».

Sur cet exemple, on se rend compte que la construction de la charade est toute
personnelle et qu’en cas de conception loufoque, il devient très difficile
de résoudre l’énigme… (voir
la réponse
)

L’auteur de Sharad’ nous
propose également dans sa règle, la découverte de types
de charades très particulières et très instructives. Parmi
les plus fameuses, Sylvie Barc nous présente la charade à tiroirs,
sorte d’énigmes à toutes les étapes de la charade. Je ne
résiste pas à l’envie de vous proposer celle qui figure dans le
livret de règles :
« Mon premier va ça et là,
Mon deuxième est employé des postes,
Mon troisième ne rit pas jaune,
Mon quatrième n’est pas pressé,
Mon tout est le plus célèbre auteur de charades à tiroirs ».

Là, si vous trouvez cette charade, vous êtes diablement fort…
(voir la réponse)

Pour ma part, je pense que
ce jeu est un excellent divertissement et un prétexte ludique pour les
réunions les plus diverses, mais qu’il exige un aménagement de
ses règles pour remédier à un problème de convivialité.
En effet, il est nettement plus amusant de jouer en individuel, en ne désignant
qu’un orateur initial, chargé de construire la première charade
dans son intégralité. Le joueur qui résout l’énigme
marque alors 1 point et prend alors le paquet de cartes et c’est à son
tour de faire découvrir la charade suivante. Et ainsi de suite. On obtient
un jeu nettement plus dynamique et partagé, puisque chacun aura la possibilité
de se faire plaisir en construisant les charades les plus redoutables…

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