Siesta

Type de jeu Optimisation
Placement
Auteur Guido Hoffmann
Editeur (année) GoldSieber (1999)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 45 minutes à 1 heure 30 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La qualité vraiment
saisissante du matériel,
– Le thème soleil-ombre-sieste très présent dans
ce jeu abstrait 😉
– Les grandes possibilités tactiques.
Les – – Les scores trop serrés
à 4 joueurs et le côté kingmaker qui en ressort,
– La longueur des parties si chacun cherche la meilleure solution à
chaque coup.
Configuration idéale Certainement 2 ou 3 pour le contrôle sur le jeu
Note subjective 17 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(22 Ko)
Aides de jeu

Critique générale

Siesta est un jeu au matériel somptueux, sorti dans la très
méconnue gamme ROYAL de GoldSieber en 1999. On y retrouve le charme
d’un jeu abstrait portant à merveille le thème de la sieste
qui se déroule idéalement à l’ombre du toit des maisons,
lorsqu’un beau soleil illumine la ville… Poétique, non ?Dans ce jeu, chaque joueur possède 15 toits à sa couleur,
alors qu’un stock commun d’ombres et de soleil est disponible. A son tour,
on doit placer 3 pièces sur le plateau, en respectant quelques
principes très logiques :
– Toutes les pièces doivent être adjacentes,
– Un soleil ne peut jamais être placé à côté
d’une ombre et vice-versa,
– Une ombre ne peut pas être placée à côté
d’un toit si celui-ci n’est pas éclairé par un soleil,
– Un toit peut être placé n’importe où.
Lorsqu’un joueur réalise un alignement comportant X soleils, suivis
de Y toits et de Z ombres, il réalise une siesta, rapportant des
points à chaque joueur possédant au moins un toit dans l’alignement
: 1 point par ombre, donc ici Z points – les points déjà
marqués précédemment sur cet alignement.
Lorsque cet alignement se couple d’un autre en sens opposé (voir
photo ci-contre) et que le joueur est le seul à avoir des toits,
il crée une double-siesta, qui lui octroie 2 points de bonus (voir
photo ci-contre).


Une vue du plateau chargé en fin de partie, où l’on constate
qu’il est possible de procéder à une vérification
totale des points


Un soleil, un toit, des ombres = une siesta, mais lorsque vous le faîtes
de part et d’autres des ombres, vous obtenez une lucrative double siesta,
ici réussie par le joueur violet, qui marque ainsi : 2 points pour
chaque toit (2 ombres) + 2 points de bonus liés à la double
siesta, soit 6 points !

Le jeu s’arrête immédiatement dès qu’un joueur place
soit son dernier toit, soit la dernière ombre, soit le dernier
soleil, et celui qui totalise le plus de points a alors gagné la
partie.

Siesta est un jeu vraiment fort car il est allie la simplicité
logique d’une règle, à un matériel très agréable
et à un système bien vicieux où l’on peut gêner
ses adversaires en plaçant intelligemment un soleil par-ci ou un
toit à sa couleur par là, histoire qu’il ne marque pas tout
seul…
J’avoue avoir été séduit par ce jeu très ludique,
même s’il souffre d’un évident problème de kingmaker
à 4 joueurs, puisqu’aux scores très serrés s’ajoute
une fin de partie immédiate et une tendance à frapper le
joueur en tête. Mais, mis à part cela, et dans des configurations
à 2 ou 3 joueurs, on dispose bel et bien d’un jeu riche et intelligent,
qui est en plus un régal pour les yeux.

A découvrir d’urgence…

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9 × = soixante-dix deux