Tony & Tino

Type de jeu Calculs
Placement
Auteur Bruno Cathala
Editeur (année) Descartes Editeur (2002)
Nombre de joueurs 2
Durée de partie 30 minutes environ
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La mécanique
très mathématique du jeu,
– La forte part tactique lors des choix.
Les – – Les illustrations du
jeu,
– Le thème plaqué sur le jeu (un jeu abstrait pur aurait
été 100 fois plus convaincant),
– Les cartes d’action (pourquoi toujours ce type de cartes dans ce type
de jeux ?).
Configuration idéale 2 joueurs (forcément c’est un « Games for 2 »)
Note subjective 11 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(37 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Le troisième jeu de Bruno Cathala dans la série
Games for 2 est Tony & Tino, un jeu de placement calculatoire dans un quartier
de Chicago.

Des 3 jeux de cet auteur,
c’est certainement celui dont la mécanique est la plus intéressante
(gestion ligne-colonne très mathématique) mais où le thème
est le plus absent. Un peu plaqué en fait.
En tout cas c’est celui que je préfère même si je devrai
rejouer à Drake & Drake
histoire d’en être sûr (j’avais beaucoup apprécié
la partie avec Bruno
jouée à Descartes Lyon
).

Dans ce jeu, chaque joueur
doit essayer de récupérer la plus grosse somme d’argent, répandue
en 12 paquets de valeurs 10 000 à 50 000 $. Le total est de 260 000 $,
ce qui donne une moyenne de 20 000 et des poussières par paquet.
Pour remporter un paquet, le joueur doit disposer de la plus grande influence
sur la ligne ou la colonne concernée. Cette influence lui est procurée
par ses hommes de main, majoritairement de valeur 1, mais également de
valeur 2 ou 3. Quelques pions de valeur 0 sont même présents, représentant
des indicateurs et bien utiles pour ne pas gaspiller ses forces et procéder
à des échanges intéressants et inattendus de position
s
avec des hommes plus forts.

Un set de cartes actions,
identique pour les 2 joueurs, pimente le jeu. En fait, je n’apprécie
que modérément ce type de chaos, mais c’est la mode visiblement
et, dans Tony & Tino, les cartes étant les mêmes pour les 2
joueurs, on ne peut pas parler de hasard pur. Surtout que Bruno a tenu à
ne placer qu’un nombre restreint de cartes différentes, afin de les mémoriser
plus facilement et de garantir une certaine logique au jeu.

Le résultat est intéressant
: Tony & Tino est un jeu purement mathématique où les joueurs
devront faire preuve de finesse de placement mais aussi d’opportunisme lorsqu’ils
ont en main des cartes qui sont susceptibles d’être jouées rapidement
(carte de veto par exemple).
Un seul bémol, à mon goût : pourquoi Tony & Tino, qui
puise sa richesse dans un principe mathématique éprouvé
(les intersections en 2 dimensions), ne s’est-il pas offert le luxe de rester
un jeu abstrait ? Et oui, aujourd’hui les jeux abstraits n’ont plus trop la
cote. Pourtant, quels jeux ne sont pas basés, de près ou de loin,
sur une mécanique qui n’a rien de thématique ? Et avec une présentation
soignée, un jeu abstrait est nettement plus attractif qu’un sempiternel
jeu de plateau sans thème convaincant…

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