Tycoon

Type de jeu Placement
Optimisation
Auteur Wolfgang Kramer, Horst-Rainer Rösner
Editeur (année) Jumbo (1998)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie 1 heure environ
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La très faible
part de hasard du jeu : 8 cartes face visible pour faire ses choix,
– La fluidité des mécanismes,
– L’obligation de revenir à sa banque pour emprunter et l’anticipation
nécessaire qui en découle (emprunts élevés
ou non, instant le plus propice),
– La condition de fin de partie obligeant à ne pas se laisser distancé
dans le nombre d’hôtels construits.
Les – – Le côté
très rébarbatif des composants (graphisme, pions en plastique,
thème),
– La relative répétitivité des tours de jeu,
– Le manque d’interaction à 2 joueurs.
Configuration idéale 4 joueurs
Note subjective 14 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(30 Ko)
Aides de jeu Règle en VF (361 Ko)

Critique générale
Ce jeu de l’inévitable Wolfgang Kramer propose aux participants d’incarner, le temps d’une partie, un PDG d’une grande société,
plein aux as, qui devra investir dans des chaînes hôtelières
et des usines un peu partout dans le monde. En cas de défaillance financière,
le joueur a même l’autorisation (l’obligation, en fait…) d’emprunter
de l’argent à sa banque. Le vainqueur sera le joueur le plus riche en
fin de partie (après 3 phases d’implantation de 6 hôtels).
L’originalité de Tycoon, sélectionné pour le Spiel des
Jahres il y a quelques années, réside dans l’obligation de réaliser
une et une seule des 3 actions suivantes lors de son tour de jeu :
– Emprunter de l’argent à sa banque en plaçant son avion devant
soi sur la table,
– Construire ou rénover un hôtel dans la ville où se trouve
votre avion,
– Construire une usine dans la ville où se trouve votre avion.
Et, souvent, il n’est pas commode de faire son choix, car à trop emprunter
on accumule des dettes collossales et sans emprunter on est très vite
à court d’argent… De plus, il est clair que si l’on n’y prête
pas attention, un autre joueur provoquera la fin de la phase en cours en ayant
installé ses 6 hôtels avant vous, ce qui vous place en position
défavorable (moins d’hôtels implantés = moins de revenus
= plus d’emprunts futurs…).

Tycoon est un jeu de placement, où il convient
d’optimiser ses positions, en fonction de l’attribution des revenus (nombre
de villes d’implantation, majorité dans les villes, usines, chaîne
d’hôtels la plus longue) et de l’opportunité des situations (en
ajoutant un hôtel dans une ville donnée, on peut recevoir de confortables
revenus pour un investissement minimum). Une usine savamment placée permet
également de substantiels bénéfices…
On retrouve la patte inimitable de Kramer à travers l’équilibre
général de ce jeu (3 types de villes sont présents sur
le jeu : 2 très lucratives, 3 intermédiaires et 4 moins intéressantes,
mais les investissements sont bien entendu proportionnels…), l’imbrication
logique et fluide de mécanismes ingénieux (l’achat de cartes de
déplacement doit permettre d’anticiper ses mouvements futurs, que ce
soit en vols charters ou en vols réguliers, mais les coûts sont
bien dosés) et le sentiment de jouer à un jeu « intelligent »
(réflexion réelle et impression de contrôler sa stratégie).

Empruntant plusieurs idées à Manhattan(9 villes d’implantation, majorité, nombre d’implantations, jeu de cartes pour s’implanter dans les villes, luttes entre les joueurs pour les majorités,
…), Tycoon est avant tout un jeu court et simple d’accès. N’y voyez
pas un jeu très complexe, de type « gros jeu », mais plutôt
un divertissement de deuxième partie de soirée. Agréable.

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