Waldmeister

Type de jeu Gestion
Optimisation
Enchères
Auteur Andreas Seyfarth
Editeur (année) Hans Im Glück (1994)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 1 heure 30 à 2 heures 30
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – Le matériel somptueux,
– La présence d’un thème désuet et fort,
– Les rapprochements évidents avec Puerto
Rico
et Wild Life,
– La rareté de ce jeu : un Seyfarth passé inaperçu
entre Manhattan et Puerto
Rico
!
Les – – La part de hasard dans
le tirage des cartes,
– Le côté aléatoire des cartes affectées aux
adversaires,
– L’impression de ne pas contrôler tant de choses que ça…
Configuration idéale 4 joueurs
Note subjective 15 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la
boîte (46 Ko)
Aides de jeu La règle en VF traduite par mes soins (297 Ko)

Critique générale
Waldmeister ? Waldmeister ?? Waldmeister ??? Oui, je fais
un peu de mystère sur ce jeu, car il convient de le présenter
avec tout l’éclairage qui lui est du. Pensez… Waldmeister est un jeu
de gestion d’un domaine forestier individuel, sur lequel chaque joueur va tenter
de réaliser le bois le plus attirant pour les animaux sauvages, tout
en s’assurant des revenus confortables grâce aux tailles automnales et
en plantant des espèces variées de végétaux.
Cette présentation vous fait immanquablement penser à un célèbre
jeu sorti cette année 2002 : Puerto Rico bien sûr ! Et ne vous étonnez pas, car l’auteur est le même : Andreas Seyfarth himself… En plus ce jeu n’est pas édité
chez un éditeur inconnu. Non, non, c’est Hans Im Glück qui s’y colle
!
Pourquoi ne connaissez-vous pas Waldmeister alors ? Tout simplement parce que
le sieur Seyfarth a sorti ce jeu en… 1994 ! C’est à dire que Waldmeister
a été diffusé entre les 2 chefs d’oeuvre de cet auteur : Manhattan et Puerto Rico et qu’il est plutôt resté confidentiel.
C’est bien simple, je ne connais personne dans mon entourage qui en ait eu vent
et je n’ai jamais trouvé d’informations en français sur leweb
à propos de ce jeu. Tout au plus Waldmeister est listé dans le
Boardgamegeek et le site de Funagain… Et encore, sans beaucoup de détails…

Bon, assez parlementé, venons-en au jeu proprement
dit. Waldmeister propose donc une simulation d’aménagement forestier
que chaque joueur va s’efforcer de réaliser sur un petit plateau individuel
(cela ne vous rappelle rien ?). Les mécanismes de jeu sont basés
sur une main de cartes que les joueurs devront savamment exploiter, sachant
qu’à son tour de jeu, le joueur doit extraire de 1 à 3 cartes
de sa main et les poser face cachée sur la table. Il désignera
ensuite quels joueurs, lui y compris, prendront les dites- cartes. Comme celles-ci
demeurent face cachée, on ne peut jamais être sûr de celle
qu’il nous restera si l’on souhaite en jouer une, aussi il convient de ne pas
placer sur la table des cartes trop pénalisantes pour soi… Ce mécanisme
fait énormément penser à WildLife, puisqu’il en constitue le cœur du jeu.

Un plan de saison permet de simuler l’évolution
de la végétation de manière très logique :
– Hiver : la nature est calme, rien ne se passe,
– Printemps : les graines se transforment en plants et les plants se transforment
en arbres,
– Eté : les animaux sauvages sont susceptibles de pénétrer
dans votre forêt en fonction du nombre d’arbres présents,
– Automne : les arbres sont taillés, ce qui procure des revenus substantiels.

Des tuiles d’aménagement permettent de limiter
la pollution alentours, provoquée par une usine adjacente et deux autoroutes.
Une maîtrise progressive de ces installations permet d’améliorer
la qualité de vie de vos arbres et de vos animaux, ce qui favorise la
réussite de votre domaine forestier.

L’interaction entre les joueurs n’est jamais
absente, en dépit de ces plateaux individuels, et vous ne passez pas
votre temps à attendre de jouer, puisque lors du tour d’un adversaire,
vous êtes susceptible d’être désigné pour jouer l’une
de ses cartes actions posées sur la table.
Le vainqueur est le joueur qui obtiendra le plus de points (nombre d’arbres,
de plants et de graines, valeur des animaux, variété et équilibre
de la forêt) lorsque l’une des situations suivantes survient :
– La banque est épuisée,
– Le domaine d’un joueur est complètement rempli d’arbres et celui-ci
annonce que le jeu va prendre fin,
– Les marqueurs de dommages sont épuisés : tous les joueurs ont
perdu !

Waldmeister n’est pas un jeu léger, c’est
un vrai gros jeu de gestion, avec un thème réellement superbe,
quoique un poil désuet et décalé (est-ce l’une des raisons
de la non-connaissance de ce jeu ?), mais comportant une bonne part d’aléatoire
un tantinet frustrante : si vous ne piochez que des cartes rouges et que vous
avez besoin de guérir vos arbres, vous allez avoir des difficultés
non maîtrisables… De même, comment anticiper sur les cartes à
extraire de son jeu, sachant que les joueurs les piocheront au hasard ?
Mais bon, rien que de voir que 8 ans avant Puerto Rico, Andreas Seyfarth tenait déjà son système de plateaux individuels, cela est un vrai bonheur de jouer à Waldmeister.

Une dernière remarque : j’ai traduit la règle
en français, la voici.

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