WildLife

Type de jeu Placement
Evolution
Enchères
Auteur Wolfgang Kramer
Editeur (année) Clementoni (2002)
Nombre de joueurs 2 – 6
Durée de partie De 2 heures à 3 heures 30
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’imbrication de mécanismes,
– Le thème qui colle bien,
– La gestion de sa main,
– La complexité qui se dégage du jeu,
– La vente aux enchères d’une de ses cartes,
– La protection du dernier joueur.
Les – – Le mal de tête
qui peut survenir à l’issue de la partie…,
– Les quelques incohérences par rapport au thème (pourquoi
la capacité de mobilité intervertit-elle 2 pions et risque-t-elle
de placer un pion dans une région qui lui est interdite ?),
– Les règles touffues et floues.
Configuration idéale 5 ou 6 très certainement (occupation du plateau) mais très
agréable à 4 (excepté le fait que les cartes de
capacité sont trop nombreuses)
Note subjective 16 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(38 Ko)
Aides de jeu Aide mémoire (101 Ko)

Critique générale
Si je vous dis Wolfgang Kramer, vous me dites ? Excellent jeu, oui, bonne réponse !

En effet, une fois de plus, Mr Kramer nous gratifie d’une production dont il a le secret :
– Gros plateau et matériel à profusion,
– Mécanismes fins et réellement équilibrés,
– Fluidité des tours de jeu sous une certaine complexité générale,
– Esthétique, enfin, de l’ensemble des facettes du jeu : thème,
actions possibles, déroulement de la partie, ambiance feutrée,

Il est vrai que je suis un très bon client des jeux de Kramer, mais là, il nous livre
un jeu d’un volume sans précédent, complexe et fouillé
comme on en voit rarement. Certains diront, mauvaises langues ;-), que l’assemblage
de tous ces mécanismes est exagéré, mais, de mon côté,
je trouve plutôt que l’on touche à l’art, et du grand art.
Comment l’auteur parvient-il à créer des jeux d’une beauté
aussi marquée ? Dans Wild Life, chaque joueur incarne une espèce,
au temps de la préhistoire, qui tente d’assurer sa suprématie
sur le monde. Le vainqueur sera celui qui aura combiné au mieux les paramètres
mesurant cette suprématie :
– Majorité de pions dans les différents types de régions,
– Plus grande présence groupée de pions (colonie),
– Plus grand nombre de capacités,
– Plus grand stock de nourriture,
– Mutations les plus prononcées.

On le voit bien, les manières
de marquer des points sont nombreuses, mais parfaitement logiques et compréhensibles.
Tout l’art du joueur sera de bien gérer les cartes d’action qu’il a en
main, surtout qu’il devra, à chacun de ses tours, en vendre au moins
une aux enchères aux autres joueurs !

Un grand jeu, nettement
plus violent qu’à l’accoutumée dans les jeux allemands, où
il faudra faire preuve d’opportunisme pour glaner le maximum de points tout
au long de la partie, sans pour autant négliger l’implantation générale
de ses pions… Difficile, très difficile, mais passionnant. Du grand,
du très grand Kramer !
Ne laissez pas passer ce jeu méconnu, d’un éditeur d’ordinaire
spécialisé dans les jeux d’enfants (Clementoni)
et qui mérite vraiment le détour, pour les fans de Kramer, bien
entendu…

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